En tant qu’observateur, que narrateur à la troisième personne, je dois vous admettre – je suis ravi de ce que j’ai vu et entendu cet avant-midi à la Conférence nationale des présidentes et des présidents du Parti Québécois. C’est simple – le Parti Québécois a fait ses devoirs : il joue son rôle d’opposition, et il le joue très bien. Les gens qui ont pris la parole et qui ont donné le coup d’envoi à la CNPP sont inspirants et, sincèrement, ils me donnent un peu plus confiance quant à l’avenir du Québec.Que ce soit Christine Normandin, présidente de la Commission nationale des jeunes du PQ, Stéphane Bédard, député de Chicoutimi et leader parlementaire, Daniel Turp, président la commission politique ou Jonathan Valois, président du conseil exécutif national, les discours furent à la fois inspirants et bien pensés.
Leurs discours ne se sont pas montrés uniquement comme étant des flèches tirées à l’endroit du parti au pouvoir. Certes, ils auraient pu en parler pendant des heures, comme l’a souligné Christine Normandin. Certes, on aurait pu parler pendant longtemps des mauvaises décisions du gouvernement quant à l’éducation post-secondaire. Certes, on aurait pu parler pendant longtemps du portait peu reluisant du gouvernement Charest quant à la gestion de nos ressources naturelles; une gestion qui frôle l’amateurisme, à mon avis, de par son manque de vision à long-terme pour le Québec, au point de vue environnemental et économique. On vide le Québec de ses ressources, et on nous laisse s’occuper de tous les problèmes qui découleront de l’exploitation sans-merci de nos ressources, sans qu’on puisse en voir vraiment les bénéfices pour le développement économique du Québec à long-terme. Certes, on aurait pu passer des heures, voir une fin de semaine entière à faire le bilan d’un gouvernement qui est déconnecté des priorités des Québécois. Mais ce ne fût pas le cas.
Non – malgré le fait que les intervenants nous ont rappelé ces constats, ils ont surtout consacré leur énergie à présenter la feuille de route de leur parti. Ils ne sont pas laissés emporter par le discours négatif – ils ont surtout rappelé à quel point ils travaillent fort à l’élaboration du programme du Parti, qui sera présenté au Conseil national du Parti Québécois, au mois d’avril, à Montréal.
Ce que je vois, jusqu’à présent, au Parti Québécois, ce sont des gens passionnés et motivés – qui travaillent réellement sans relâche pour ficeler leur programme, et le proposer à la population. Ça sera à nous de voir, en avril, qu’est-ce qui en sortira. Et ce sera à nous d’en juger.
Je peux vous dire, par contre, que ça regarde bien.
Après dîner – la séance plénière avec Stéphane Bergeron et Jean-Pierre Charbonneau : on aborde le vif du sujet; l’intégrité et la confiance.

Blogue sur la politique, le monde et la société entretenu par un jeune homme de la région de la Montréal, étudiant en droit à l'Université de Montréal. Souverainiste, et conseiller jeune pour le Parti Québécois dans la circonscription de Mercier. Et aussi, un peu n'importe quoi.