Franco Fava, Charles Rondeau, la pression dans les dossiers de nomination des juges, l’argent liquide qui circulait dans le parti – Jean Charest aurait rappelé à son ministre de la Justice, Marc Bellemare, que tout ça n’existait pas, quand ce dernier a remis sa démission au premier ministre – du moins, c’est que M. Bellemare avançait dans sa deuxième journée de témoignage devant la Commission d’enquête sur le processus de nomination des juges. Une journée qui a été visiblement plus difficile pour le témoin principal, qui a tout de même gardé un calme exemplaire, même dans les questions les plus difficiles.

En effet, Marc Bellemare a été la cible d’une insistance beaucoup plus prononcée de la part du procureur principal de la Commission, Me. Battista, ce qui n’est pas une surprise en soi. Me. Battista, comme tous les procureurs de la Commission, n’avait pas pu interroger Marc Bellemare au préalable, afin d’avoir une idée de son témoignage et de se préparer en conséquence. Donc, dans les premières heures de son interrogatoire, Me. Battista ne pouvait que se baser sur les quelques documents qu’il avait pu rassembler, et sur les déclarations de Marc Bellemare dans les médias. Plus »

C’est aujourd’hui que la Commission d’enquête sur le processus de nomination des juges – ou Commission Bastarache – a entamé ses travaux, en recevant son premier témoin : l’ancien ministre de la Justice, Me. Marc Bellemare. Rappelons notamment que c’est grâce à M. Bellemare si la Commission siège aujourd’hui sur cette question.

Les informations révélées aujourd’hui dans le cadre de la Commission sont très révélatrices, sur plusieurs niveaux.

Premièrement, on confirme que le mandat de la Commission Bastarache est complètement à côté de la plaque. À plusieurs reprises, Marc Bellemare a été rappelé à l’ordre par Me. Battista, procureur principal de la Commission, car ses propos ne touchaient pas directement le mandat de la Commission. Or, Bellemare y allait de révélations quant au financement du parti et quant à l’échange possible de fonds liquides entre des bailleurs de fonds du parti et des tierces parties. Le procureur a ignoré cette perche que Marc Bellemare lui a tendue, et il a tenté de forcer Bellemare à admettre qu’il y avait un problème dans le « processus de nomination des juges », quand réellement, Marc Bellemare ne s’attaque aucunement au processus en tant que tel – il s’attaque au fait que des bailleurs de fonds l’aient approché pour influencer ses décisions en tant que ministre de la Justice, et que ces pressions aient été supportées ou même approuvées par le premier ministre.

Deuxièmement, malgré le fait que les noms des personnes concernées au sein du Parti libéral du Québec était un secret de polichinelle, Marc Bellemare a déballé un après l’autre les noms des personnes qui ont exercé de l’influence, et bien sûr les noms des personnes qui ont bénéficié de cette influence. Le tout avec une précision et un calme absolument déconcertant. Marc Bellemare a paru comme un homme en pleine possession de ses moyens et de ses informations, et il a répondu avec habileté et cohérence aux questions de la Commission. Il reste, bien sûr, à voir le contre-interrogatoire.

Finalement, Marc Bellemare a beaucoup parlé de Franco Fava dans son témoignage, un important bailleur de fonds pour le Parti libéral du Québec, et un homme très influent selon Bellemare. Ce serait M. Fava qui aurait approché Marc Bellemare dans les trois nominations que M. Bellemare aurait faites sous pression, et selon ce dernier, il serait à l’origine de beaucoup de pression au sein du gouvernement. Tout porte à croire que M. Fava ne serait pas seulement à l’origine de ces trois nominations, surtout après que celui-ci ait exprimé sa colère à M. Bellemare, lui qui voulait réduire le nombre de commissaires à la Commission des lésions professionnelles : moins de juges dans les tribunaux administratifs de la CSST – moins d’ouvertures pour récompenser les amis du parti.

Ce qui n’est pas surprenant dans cette première journée de la Commission, c’est l’acharnement dont faisait preuve le procureur principal, Me. Battista, qui cherchait manifestement à décortiquer et défaire la ligne de témoignage de M. Bellemare. On aurait pu croire à un certain point que Me. Battista allait utiliser le quatrième principe de Nuremberg contre Marc Bellemare – c’est-à-dire qu’un soldat en guerre demeure responsable de ses actions. Qui plus est, il est de son devoir de désobéir à ses supérieurs si les ordres qu’il reçoit sont immoraux. Il est d’ailleurs fort à parier que c’est la ligne de contre-interrogatoire que Me. Suzanne Côté, qui représente le Gouvernement du Québec dans les procédures – si, comme M. Bellemare le dit, ce qu’on lui demandait de faire était contre ses valeurs morales, pourquoi n’a-t-il pas démissionné dès lors en tirant la sonnette d’alarme, ou, du moins, pourquoi n’a-t-il pas refusé de procéder à ces nominations ? Est-ce la naïveté politique, le désir des réformes du no-fault - c’est probablement ce que le contre-interrogatoire nous expliquera.

Pour terminer, un retour sur la conférence de presse de Jean Charest – une conférence de presse inusitée pour plusieurs raisons. Premièrement, il est rare qu’un chef du gouvernement commente la Commission dès sa première journée d’audience, surtout quand il est l’objet d’accusations directes, et que par-dessus tout, le témoignage en question ne soit pas encore terminé. Son discours, bien que bref, était hautement révélateur – un homme qui, jusqu’à présent, dans les moments les plus difficiles, a fait preuve d’une rigueur exceptionnelle, se présentait aujourd’hui visiblement stressé et beaucoup plus robotique qu’à l’ordinaire. Combiné avec plusieurs rumeurs de course à la chefferie imminente, Jean Charest vit vraisemblablement sa carrière politique au provincial sur du temps emprunté.

Il y a des raisons de se poser des questions quand un cadre ou un directeur haut placé du gouvernement, ou d’une agence gouvernement, se voit contraint de quitter son poste, à peine neuf mois après avoir été embauché, comme dans le cas du surintendant Marty Cheliak, directeur du programme canadien des armes à feu de la GRC, qui englobe le controversé registre des armes à feu.

Bien sûr, on peut comprendre qu’un licenciement ait lieu si la personne n’est pas compétente, ne réponds pas aux exigences, ou qu’elle commets une énorme bévue. Mais dans le cas de Cheliak, on lui enlève plutôt le poste parce qu’il ne réponds pas aux exigences de bilinguisme des cadres et qu’il doit ainsi compléter des cours de français pour satisfaire aux exigences de bilinguisme au sein de la fonction publique.

Pourtant, quand Cheliak a été promût au poste de directeur du programme des armes à feu, il y a neuf mois, les cadres de la fonction publique étaient déjà soumis à des critères très strictes et précis quant au bilinguisme. Il est certain que Cheliak a obtenu le poste, et que les personnes responsables étaient tout-à-fait au courant qu’il n’était pas bilingue au moment de l’embauche et, qu’un jour ou l’autre, il devrait passer un cours de français – des cours qui, généralement, n’entraînent pas une rétrogradation ou une réaffectation.

Tout porte donc à croire qu’on peut ajouter Marty Cheliak à la longue liste de fonctionnaires ou d’employés de l’état qui ont été licenciés ou qui ont dû quitter leur poste au nom de l’idéologie conservatrice. Plus »

Démocratie malade

13 août
2010

À la veille de son congrès annuel, qui aura lieu cette année sous le thème de « Démocratie renouvelée, génération engagée », la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec avance un diagnostic – la démocratie Québécoise est « malade ». Et l’aile jeunesse attribue cette maladie à un cynisme généré par tous les partis à l’Assemblée nationale.

Certes, tous les partis ont leur torts, et certains députés n’ont pas agit avec l’élégance et la classe qu’ils devraient avoir. Il y a eu beaucoup d’attaques personnelles et lâches. Tous les partis ont manqué de respect envers l’institution qu’est l’Assemblée nationale du Québec.

Sauf que, ce que la Commission jeunesse du PLQ oublie, c’est que si la démocratie Québécoise est malade, le Parti libéral du Québec est son cancer. Récalcitrant, envahissant, et traître. La tentative de la CJPLQ est louable – vouloir distribuer le blâme également et repartir à zéro, mais les Québécois ne seront pas dupes.

Le tout a commencé avec des révélations sur le financement du Parti libéral du Québec, qui recevrait d’importants dons d’entreprises oeuvrant dans le milieu de la construction. L’opposition a réclamé une enquête publique sur le milieu de la construction – à eux ce sont joints les maires de plusieurs municipalités, plusieurs associations et organismes importants, alliant leurs voix pour une enquête publique. Malgré le fait qu’une grande majorité de la population réclamait une telle enquête, le gouvernement s’est moqué de l’électorat et a refusé de mettre en place une commission d’enquête publique sur le milieu de la construction, ou sur le financement des partis politiques, préférant laisser le champ libre à la Sûreté du Québec et aux enquêtes criminelles.

Pourtant, les libéraux ont récemment eu une chance en or de rejeter le blâme sur l’opposition, avec les révélations du Directeur général des élections, qui avançait que tous les partis avaient reçu des fonds du Groupe Axor, une firme de génie-conseil. Une chance qu’ils ont laissé tomber.

Que dire ensuite du simple ton des débats à l’Assemblée nationale – les libéraux ont criés des injures, les péquistes et les adéquistes aussi – mais qui est-ce qui évitaient les questions de l’opposition, en ne répondant qu’à moitié, en rejetant le blâme sur l’opposition, et en faisant des crises de procédurites aiguës pour faire dérailler les débats ?

Et cette semaine, le premier ministre Jean Charest a présenté son cabinet, non pas remanié, mais redéployé. Un cabinet avec les mêmes ministres qui ont déçus par leur actions et par leurs promesses brisées. Mais, le redéploiement n’a rien à voir avec la baisse des libéraux dans les sondages – au contraire. Les ministres ont été redéployés dans des ministres où leurs forces seront appelés à contribution et à continuer la relance économique du Québec.

Une nomination par contre s’est démarquée du lot – la nomination de Jean-Marc Fournier, qui avait pris sa retraite de la politique il y a deux ans, et qui a été rappelé pour se présenter dans le comté laissé vacant par le départ du leader du gouvernement Jacques Dupuis. Pour le garder occupé jusqu’à l’élection, M. Fournier devient donc ministre de la Justice et, tenez-vous bien, à la Réforme des institutions démocratiques, alors qu’il n’est même pas élu.

Je croyais que le Parti libéral du Québec avait déjà atteint des sommets en terme de mépris et de manque de respect envers l’électorat. Forcé d’admettre qu’on dirait bien que les libéraux ne cesseront jamais de me surprendre. Alors, message à la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec – c’est bien de nous dire que tous les députés à l’Assemblée nationale doivent prendre le blâme, mais ça inclut votre parti. Le PLQ doit arrêter de dire dans toutes les tribunes qu’ils ont pris des actions pour améliorer le ton à l’Assemblée nationale et pour combattre le cynisme, parce qu’ils ne font rien pour attaquer le problème de plein fouet et ils ne prennent aucune part de responsabilité. Avec les idées des libéraux pour combattre le cynisme, nous n’avançons pas – nous faisons plutôt marche arrière.

Ils sont une cinquantaine au Canada. Cinquante soldats américains qui, après avoir appris qu’ils seraient prochainement déployés en Irak, ont déserté l’armée et ont cherché refuge au Canada.

Ce sont des hommes et de femmes qui ont la vie devant eux – ils ont des conjoints, des enfants. Et ces hommes et ces femmes ont osé défier les ordres, et ont jugé que cette guerre immorale et illégale ne valait pas le risque du sacrifice ultime. Ils étaient prêts à servir leur pays, mais pas pour ça. Certains ont même vu l’Irak. Et aujourd’hui, ils témoignent que la présence de l’armée américaine fait plus de tort que de bien. Et ils ont décidé qu’ils ne retourneraient pas en Irak. Jamais.

Mais vraiment, en quoi ces hommes et ces femmes qui ont fui l’Irak sont différents des 50 000 américains qui ont fui la guerre du Vietnam dans les années 1960-70, et qui ont obtenu le statut de réfugié politique au Canada ?

Certes, aucun soldat n’a été conscrit pour aller se battre en Irak, contrairement au Vietnam – mais rappelons que la plupart des soldats américains qui ont été accueillis au Canada entre 1965 et 1973 étaient des volontaires, à qui le gouvernement avait tout simplement menti. Aujourd’hui encore, les tactiques des recruteurs de l’armée américaine soulèvent des questions au niveau éthique. Les campagnes sont concentrées dans des quartiers défavorisés et ciblent les familles à faible revenu. Et toutes les belles promesses des recruteurs s’envolent en fumée une fois le formulaire signé.

L’Irak aurait pu devenir le Vietnam des temps modernes – fort heureusement, la grogne populaire a eu raison de la guerre en Irak. Plus »

La main dans le sac

5 août
2010

Le Directeur général des élections du Québec a confirmé aujourd’hui avoir reçu quarante plaidoyers de culpabilité pour des infractions à la loi électorale, commises par le Groupe Axor Inc. Suite à des constats d’infractions émis par le DGE, la firme d’ingénierie reconnaît donc publiquement qu’elle a utilisé le noms de certains de ses employés pour faire des contributions électorales, entre 2006 et 2008.

C’est une belle victoire pour Québec Solidaire – c’est eux qui avaient trouvé, à travers des recherches poussées, des liens entre plusieurs grands donateurs du Parti Libéral du Québec et des firmes de génie-conseil, dont Axor, SNC-Lavalin, BPR, et Sima+. Mais le Directeur général des élections va plus loin dans ses révélations – non seulement le Groupe Axor aurait-il versé 113 500$ en contributions illégales au PLQ, mais il aurait également versé 34 000$ au Parti Québécois, et 5 000$ à l’Action démocratique du Québec.

Le Groupe Axor Inc. est une firme d’ingénierie et de construction qui oeuvre principalement dans le domaine public et institutionnel. Ils obtiennent beaucoup de petits contrats municipaux, notamment avec les villes de Mascouche et Beaconsfield, et, récemment, ils ont complété le projet de réfection de l’École Polytechnique de Montréal, et le projet d’agrandissement de l’Aéroport Pierre-Elliott-Trudeau.

Or, dans ces deux derniers projets d’envergure, Axor et ses filiales font maintenant l’objet de poursuites pour du travail bâclé et grossièrement amateur – dépassement de coûts et d’échéanciers, problèmes de sous-traitance, etc. – et certains vont même jusqu’à se demander comment leur soumission a-t-elle été retenue, dans chacun des projets. Plus »

Le cirque des Verts

31 juil
2010

La nouvelle est sortie hier soir – il est attendu que la chef du Parti vert du Canada annonce aujourd’hui que le conseiller spécial et ancien joueur des Canadiens de Montréal, Georges Laraque, soit nommé chef adjoint du parti. Il était déjà membre du Parti vert depuis février, quand il est devenu conseiller spécial pour les Verts.

Il n’est pas rare que des sportifs à la retraite, comme Georges Laraque, adoptent des causes sociales. Ce dernier a beaucoup milité pour l’environnement et pour son pays d’origine, Haiti. Il est louable que ces gens utilisent leur influence et leur notoriété pour attirer de l’attention sur une cause légitime et importante.

Et c’est exactement pourquoi Georges Laraque se retrouve au Parti vert du Canada – pour utiliser sa notoriété dans une grande opération séduction au Québec, qui vise à attirer des appuis et des électeurs vers le parti qui prône la défense de l’environnement.

On jase là, mais on ne parle pas d’un organisme non-gouvernemental qui a pour but la promotion d’une cause sociale, mais bien d’un parti qui cherche à se faire élire, ni plus ni moins. Plus »

C’est en mars 2010 que l’ancien ministre de la Justice du Québec, Me. Marc Bellemare, fait une sortie en règle contre son ancien patron. Il soutient que des entrepreneurs en construction contribuent à la caisse électorale du parti. Bellemare soutient aussi que ces bailleurs de fonds auraient une influence directe dans la politique, et qu’il aurait notamment été appelé à trois reprises à nommer des juges selon l’exigence de ces mêmes bailleurs de fond – « placer son monde » selon M. Bellemare. Il joint ainsi sa voix à plusieurs critiques du Parti libéral, exigeant une commission d’enquête publique sur le milieu de construction au Québec. Il ira même jusqu’à donner une longue entrevue au journaliste d’enquête de Radio-Canada Alain Gravel.

« C’est certain que s’il y a une commission d’enquête publique et que je suis appelé à témoigner, j’aurais des choses à dire », dit-il en entrevue le 15 mars 2010 au FM 93 de Québec. Trois jours plus tard, il est convoqué par le Directeur général des élections du Québec pour préciser ses allégations. Or, Bellemare refuse catégoriquement de s’adresser au DGE, une entité qui, selon lui, n’est pas assez indépendante du gouvernement, et qui ne peut lui fournir une immunité aux poursuites civiles qui pourraient découler de ses accusations. Il cite également que ces allégations relèvent du domaine de l’intérêt public, et non pas du huis-clos.

Et pourtant, une commission d’enquête publique a été instaurée suite aux allégations de Marc Bellemare. Certes, le mandat de la commission est très modeste et ne fait qu’effleurer le problème, en s’attaquant à uen question très précise; le processus de nomination des juges au Québec. Une commission où Marc Bellemare refuse de participer. Plus »

Chickens
Photo de Katie Brady

En juillet 1966, le conseil municipal de la Ville de Montréal, présidé par le maire Jean Drapeau, décide d’interdire la tuerie, l’abattage, l’élevage, l’engraissement, la garde ou la vente de volaille et de gibier sur le territoire de l’Île-de-Montréal. Aujourd’hui, le Collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD) de l’UQAM propose de renouer avec la poule.

Les avantages, selon le CRAPAUD, sont nombreux. Des oeufs frais chaque matin, des excréments de poule qui forment un excellent compost, et on peut nourrir la poule avec des restants de table. Et, contrairement à la croyance populaire, la poule n’est pas bruyante. C’est donc très écologique, pratique, et pas cher. Plus »

Afghanistan
Source : US Army

« Wikileaks pourrait devenir un outil journalistique aussi important que le Freedom of Information Act ».

C’est cette citation tirée du Time Magazine qui nous accueille sur le site Wikileaks, qui a publié le 26 juillet plus de 75 000 rapports d’incidents ou d’activités de l’armée américaine en Afghanistan – des rapports qui, jusqu’à aujourd’hui, avait été gardé secret, évidemment. Une guerre de neuf ans qui a entraîné la mort de 7800 soldats du côté de la coalition, et de 12 000 civils afghans, selon les estimations conservatrices de 2009.

Certains de ces rapports ne sont que des rapports des opérations journalières en Afghanistan – comme par exemple, d’une réunion avec les dirigeants d’une province ou d’une région concernant le développement de la région. D’autres, par contre, relatent brièvement les combats et les incidents en Afghanistan – combat directs, explosion d’un engin explosif improvisé, pertes civiles ou militaires. Et certains, quant à eux, sont critiques, car ils révèlent la vérité, ou du moins de sérieux doutes sur la version officielle des faits. Plus »